Sommaire
- Quel est le prix d’un backlink en France ?
- Pourquoi deux liens ne coûtent-ils pas le même prix ?
- Plateforme, freelance ou agence, qui facture quoi ?
- Quel budget prévoir pour une campagne de netlinking ?
- Comment savoir si un lien est trop cher ou trop bon marché ?
- Comment savoir si le budget a servi à quelque chose ?
- Comment obtenir un chiffrage pour votre site ?
En bref
- Un lien éditorial (article sponsorisé) coûte de 100 à 400 € selon le site.
- Le site qui publie fixe le prix, pas le volume de liens commandés.
- Le budget se calcule à partir de l’objectif, de la concurrence et de la durée.
- Derrière un tarif très bas se cache souvent un site sans trafic réel ou un réseau repérable.
Trois devis arrivent le même matin dans la boîte d’un responsable marketing. L’un facture le lien 30 €, l’autre 400 € et le dernier propose un forfait de 2 500 € par mois, sans qu’aucun ne dise pourquoi le tarif netlinking change autant d’un prestataire à l’autre.
Je vous livre ici les repères de prix que j’affiche moi-même quand on me demande un chiffrage, avec la façon de les lire. Parce qu’un chiffre isolé ne vaut pas grand-chose si l’on ignore ce qu’il paie.
Je pratique le référencement naturel depuis 2009. En 2018, j’ai cofondé Vipseo avec Patrice Ambrogio, une plateforme qui vend des articles sponsorisés sur des sites sélectionnés, ce qui m’a placé des deux côtés du marché des liens (celui qui compare les devis et celui qui fixe le tarif).
Quel est le prix d’un backlink en France ?
Je place un lien éditorial entre 100 et 400 € le lien, en fonction du site qui le publie. C’est la fourchette qui sert de base à mes devis. Vous ne trouverez pas chez moi de « moyenne du marché » tirée d’une étude, car elle additionnerait des liens qui n’ont aucun rapport entre eux.
À ce prix, vous payez un article sponsorisé sur un vrai site avec ses propres lecteurs. Votre lien apparaît dans le corps du texte, au milieu de phrases qui traitent de votre sujet. C’est ce qu’on nomme un lien contextuel, à l’inverse de celui qu’on glisse dans un pied de page ou une liste de partenaires.
Tapez « prix backlink » dans Google et vous verrez défiler des offres à quelques euros. Elles ne vendent pas la même chose. Le prix netlinking d’une campagne tient avant tout au type de liens qu’elle contient et voici les familles que je rencontre le plus souvent.
| Type de lien | Ce que vous payez | Ce que vous obtenez | Niveau de risque |
|---|---|---|---|
| Article sponsorisé sur un site thématique | Rédaction, publication et lien contextuel sur un site de votre secteur | Un lien lu par un public proche du vôtre, dans un texte cohérent avec votre page | Faible si le site reçoit du trafic réel |
| Article sur un site généraliste | La même prestation sur un média qui couvre tous les sujets | De la visibilité avec une proximité thématique plus diluée | Modéré, selon la qualité éditoriale du site |
| Lien issu d’un réseau de sites | Une place sur des sites montés surtout pour vendre des liens | Un lien que presque personne ne lit | Élevé, car ces réseaux finissent par se repérer |
| Lien gratuit obtenu par relations ou contenu | Du temps, des échanges et un contenu qui mérite d’être cité | Le lien le plus dur à décrocher et le plus naturel | Très faible |
Mes 100 à 400 € portent sur les deux premières lignes. Les liens de réseau se vendent souvent bien moins cher, tandis que le lien gratuit ne s’achète pas sans pour autant être gratuit (démarcher un journaliste ou produire une étude prend des heures qu’il faut bien payer).
Pourquoi deux liens ne coûtent-ils pas le même prix ?
À longueur égale, deux articles sponsorisés peuvent passer du simple au quadruple. Ce qui fait la différence, c’est le site qui publie, bien plus que le nombre de mots livrés. Son trafic réel, sa proximité avec votre thématique, sa qualité éditoriale, la rareté de ses places, sa langue, le nombre de liens sortants qu’il contient déjà et la durée pendant laquelle il garde l’article en ligne pèsent tous sur la facture.
Le fonctionnement d’un lien entrant vous échappe encore ? Je le détaille sur la page dédiée au netlinking et je m’en tiens ici à ce qui fait varier le prix.
Le trafic compte plus que l’autorité affichée
Dans les catalogues, on vous met sous le nez une note d’autorité, en général le Domain Rating d’Ahrefs ou un indicateur du même genre. Cette note reflète surtout les liens qu’un site reçoit (et elle se gonfle sans grand effort avec des liens achetés ailleurs). Résultat, un domaine peut afficher un joli score alors que personne ne le lit.
Avant de regarder la note, j’ouvre donc le trafic organique estimé dans Ahrefs et j’examine la forme de la courbe. Quand le trafic d’un site s’est écroulé il y a un an, son autorité affichée peut tenir encore des mois et ce sont justement ces domaines qui remplissent les catalogues à prix cassé.
Et si le site attire des visites sur des requêtes proches des vôtres, il vaut plus cher pour une raison logique. Google le tient pour une source utile sur le sujet, ce qui donne du poids au lien qu’il vous transmet.
La thématique et le contexte de la page
Prenez un cabinet d’avocats. Un lien sur un blog juridique qui a des lecteurs n’a rien à voir avec un lien sur un site de recettes, qui coûte parfois moins cher mais n’apporte presque aucune pertinence et paraît artificiel au premier coup d’œil.
Le contexte de la page pèse autant que le site lui-même. Vous paierez davantage pour un article soigné, sur un sujet voisin du vôtre, où le lien sert le lecteur, que pour un texte passe-partout écrit pour caser une ancre. Les sites thématiques exigeants refusent aussi une partie des demandes et cette sélection tire les tarifs vers le haut.
La durée de publication et la garantie de maintien
Certains éditeurs retirent les articles sponsorisés après quelques mois ou les enterrent dans des archives qui finissent hors de l’index. D’autres s’engagent à garder l’article en ligne et à le remplacer s’il disparaît. Je paie volontiers cette garantie, parce qu’un lien perdu au bout d’un an finit par coûter plus cher qu’un lien plus onéreux qui reste en place.
Avant toute commande, demandez combien de temps l’article restera publié et ce qui est prévu s’il disparaît. Si le prestataire reste sans réponse, vous savez déjà à quoi ressemble son catalogue.
Plateforme, freelance ou agence, qui facture quoi ?
Une précision d’abord, pour que vous puissiez pondérer ce qui suit. J’ai cofondé une plateforme de netlinking et je travaille aujourd’hui en freelance auprès d’entreprises, ce qui veut dire que je connais les deux modèles de l’intérieur (et que j’ai un intérêt dans chacun).
Sur une plateforme, vous achetez des liens au catalogue. Vous piochez des sites dans une liste, vous réglez chaque article et c’est à vous de décider de la sélection, des ancres et du rythme de publication, ce qui fonctionne bien quand on sait ce qu’on cherche et beaucoup moins quand on découvre le sujet.
Le freelance choisit les sites à votre place, rédige ou cadre les articles, suit leur mise en ligne puis contrôle les résultats. Ce travail se facture en plus des liens ou dans un forfait mensuel.
Les agences structurées vendent le même service avec davantage d’intermédiaires et commencent rarement sous 2 000 € par mois.
| Modèle | Mode de facturation | Ce qui est inclus | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Plateforme | Au lien, selon le prix fixé pour chaque site | L’accès au catalogue, la rédaction en option et la publication | La sélection et la stratégie restent à votre charge |
| Freelance | Au lien ou au forfait mensuel | La sélection des sites, le cadrage des articles, le suivi et le contrôle des résultats | Vérifier qu’il montre la liste des sites avant achat |
| Agence structurée | Forfait mensuel, rarement sous 2 000 € | Une équipe, des rapports et souvent d’autres prestations SEO | Engagement de 6 à 12 mois fréquent et sous-traitance parfois invisible |
Chez moi, vous gardez le même interlocuteur du premier échange au dernier rapport, sans sous-traitant caché derrière. Pas d’engagement de 6 à 12 mois non plus et si la campagne ne vous convient plus, vous arrêtez.
Quel budget prévoir pour une campagne de netlinking ?
Un site local qui vise trois requêtes et une boutique en ligne face à des concurrents bien installés n’ont pas les mêmes besoins, donc je ne vous donnerai pas de chiffre unique. Je préfère vous montrer le calcul que je fais avant chaque devis.
Je commence par les backlinks des concurrents qui sortent sur vos requêtes. L’outil d’analyse de backlinks de crawl-ia.com, que j’ai construit à partir des données de Common Crawl, vous les affiche gratuitement.
À partir de là, on estime l’écart à combler entre votre site et ceux qui vous devancent. Comptez les domaines de qualité plutôt que le nombre brut de liens, parce que cinquante liens venant du même annuaire ne pèsent pas grand-chose face à dix sites thématiques distincts.
Cet écart, multipliez-le par le prix d’un lien dans votre fourchette, soit entre 100 et 400 € selon les sites visés. Et répartissez le total sur plusieurs mois afin de garder une progression régulière plutôt qu’un pic suspect.
Reste la marge pour le contenu des pages qui recevront les liens et pour le suivi, que presque tout le monde oublie. Une page faible ne remontera pas durablement grâce à un lien, alors une partie du budget doit lui revenir avant d’aller aux liens.
Quand la campagne fait partie d’un travail plus large, mon accompagnement mensuel pour les PME se situe entre 800 et 3 000 € par mois selon le périmètre. Les liens y sont inclus ou facturés à part, selon ce que vous préférez suivre.
Personne ne peut garantir une position ni un délai. Votre budget paie la sélection, la publication et le suivi, pas une place dans Google.
Vous voulez que je fasse ce calcul pour votre site ? Vous pouvez demander un devis gratuit.
Comment savoir si un lien est trop cher ou trop bon marché ?
Avant chaque commande, je me pose cette question et le prix seul y répond rarement. Sur un site thématique suivi, un lien à 350 € peut être une bonne affaire alors qu’à 80 € il reste cher s’il ne vous apporte rien.
Je commence toujours par le trafic. Ouvrez le site dans Ahrefs ou dans l’outil d’estimation de trafic de crawl-ia.com, suivez la courbe sur plusieurs mois et notez les requêtes sur lesquelles il se positionne. Quelle que soit la note affichée dans la fiche du vendeur, un site sans visites ne transmet presque rien.
Parcourez ensuite ses vingt derniers articles pour juger de sa cohérence éditoriale. Un comparatif de mutuelles suivi d’un guide sur les volets roulants puis d’une page sur les paris sportifs trahit un site qui publie n’importe quoi contre paiement et Google, qui sait repérer ces sites, a tendance à ignorer les liens qu’ils donnent.
Un contrôle tout bête consiste à compter les mentions « article sponsorisé », « post invité » ou « contenu partenaire » sur la page d’accueil et dans les catégories. Quelques-unes ne posent aucun problème (la loi impose d’ailleurs de signaler la publicité). Quand elles couvrent la majorité des publications, le site vit de la vente de liens et ses lecteurs l’ont souvent compris avant vous.
Et l’indexation ? Cherchez dans Google l’adresse d’un article sponsorisé récent avec la commande site: pour vérifier qu’il apparaît. Si les articles déjà vendus manquent à l’appel, le vôtre a peu de chances de faire mieux.
Les liens sortants comptent aussi. Huit liens vers huit sites commerciaux différents se partagent le poids d’un article, ce qui réduit d’autant la valeur du vôtre, alors je préfère un texte avec un ou deux liens bien placés.
Certains prix doivent vous alerter. Un lien éditorial vendu quelques euros cache presque toujours un site sans lecteurs ou un réseau de sites tenus par le même propriétaire et les packs de dizaines de liens à prix fixe posent le même problème puisqu’il faut bien des sites peu regardants pour tenir de tels volumes. Quant au prestataire qui refuse de montrer la liste des sites avant l’achat, il vous demande de payer sans savoir ce que vous achetez.
Ce qui trahit un réseau tient souvent à des détails techniques (même hébergement, même thème WordPress, mêmes auteurs fictifs, mêmes liens croisés entre les sites). Google les voit, tout comme n’importe qui prenant dix minutes pour comparer les sites. C’est d’ailleurs l’un des usages de Common Crawl, l’archive ouverte du web que tout le monde peut interroger et sur laquelle s’appuie mon outil d’analyse.
Le cas inverse existe. Un média connu facture parfois sa marque plus que son audience réelle sur votre sujet et si le lien atterrit dans une rubrique que personne ne lit avant de sortir vite de l’index, vous payez la notoriété du nom sans en profiter.
Les risques, les pénalités possibles et les précautions à prendre au moment de la commande sont détaillés dans ma page sur la façon d’acheter des backlinks sans mettre votre site en danger.
Comment savoir si le budget a servi à quelque chose ?
Ouvrez Google Search Console et regardez les pages qui reçoivent les liens. Leurs impressions et leurs clics doivent bouger, tout comme les requêtes qui remontent sur ces URL. Google Analytics prend ensuite le relais pour le trafic organique et surtout pour ce qu’il rapporte en demandes ou en ventes.
Comptez plusieurs semaines avant qu’un lien produise un effet visible (et méfiez-vous de quiconque vous promet une date précise). Ne confondez pas non plus le prix d’un lien avec le coût d’acquisition d’un client, parce que ce sont deux calculs distincts. Si un lien à 300 € vous amène des clients réguliers, il vous coûte au final bien moins cher qu’un lien à 50 € qui n’amène personne.
Comment obtenir un chiffrage pour votre site ?
Tout commence par un appel de découverte, pendant lequel j’essaie de comprendre votre activité et ce que vous attendez du référencement. Je fais ensuite un audit express du site, j’en tire les priorités puis je chiffre le tout dans un devis.
Ce devis ne vous coûte rien et ne vous engage à rien. Vous le recevez sous 48 heures, sans relance commerciale automatique derrière. Pour aller plus loin, l’audit SEO complet démarre à environ 1 200 €. Vous obtenez un plan d’action hiérarchisé qui sépare l’urgent, ce qui se planifie sur trois mois et ce qui peut attendre, plutôt qu’un PDF de 80 pages que personne ne lit.
Le plus simple reste de m’appeler au 06 73 85 13 83 ou de remplir le formulaire de contact. Je travaille à Paris, en Île-de-France et à distance partout en France.
Vous voulez connaître le budget adapté à votre site ? Je calcule l’écart de liens avec vos concurrents et je vous envoie un chiffrage sous 48 heures.
Demander mon devis gratuitVos questions
Combien coûte un lien pour un petit site local ?
Comptez entre 100 et 400 € pour un lien éditorial, comme n’importe quelle entreprise, puisque le prix se fixe sur le site qui publie. Le budget se joue plutôt sur le volume, car un site local dont les concurrents ont peu de liens n’en demande souvent que quelques-uns. Un article sur un média régional ou sur un site spécialisé de votre secteur suffit fréquemment à passer devant.
Un lien à 400 € vaut-il quatre fois un lien à 100 € ?
Pas forcément. Le prix suit le trafic, la thématique et la rareté du site alors que l’intérêt pour vous tient à la proximité avec votre sujet (un lien à 100 € sur un site voisin du vôtre peut servir davantage qu’un lien à 400 € sur un média généraliste).
Faut-il payer au lien ou au mois ?
Payez au lien si vous savez choisir les sites et suivre les résultats vous-même. Le forfait mensuel inclut cette sélection et ce suivi, ce qui convient mieux quand le netlinking fait partie d’un accompagnement SEO plus large. Quelle que soit la formule, exigez la liste des sites avant de régler.
Les liens achetés peuvent-ils être pénalisés par Google ?
Oui, Google juge contraire à ses consignes l’achat de liens destinés à manipuler le classement. Le risque grimpe nettement avec les réseaux de sites, les packs à bas prix et les ancres trop optimisées. Des articles publiés sur des sites réels, avec des liens cohérents et variés, le limitent fortement.
Peut-on tester le netlinking avec un petit budget avant de s’engager ?
Oui. Commandez quelques liens sur des sites bien choisis vers une page déjà solide puis suivez-la dans Google Search Console pendant plusieurs semaines. Je n’impose aucune durée d’engagement, vous arrêtez donc le test quand vous voulez.

Fabien RaquidelConsultant SEO freelance dans le Grand Paris, référencement naturel depuis 2009, cofondateur de Vipseo. Mon parcours